Fissuration, torréfaction, broyage, séparation

C’est un travail, entre Femmes. Je suis fier de dire que je participe activement à un transfert de connaissances et de savoir-faire entre elles.
Les femmes retirent la pulpe du fruit tandis que les filles brisent mes coquilles avec des pierres.
Puis je sèche au soleil attendant tranquillement l’étape de broyage pour ma transformation en beurre.

Les noix doivent être écrasées pour être torréfiées. Cela se fait dans des mortiers à l’aide de pilons. La torréfaction s’effectue dans d’énormes marmites sur des feux de bois.Mais attention, si vous ne voulez pas que je brûle, il ne faut pas arrêter de me remuer.
Vous remarquerez que c’est un travail enfumé qui se fait sous le soleil et que c’est à partir de là que naît mon odeur caractéristique.

Donc… Je deviens une pâte plus lisse dans laquelle l’eau est ajoutée progressivement. Cet ajout permettra la séparation de mes huiles et cela se fait par un pétrissage à la main.
Quand j’atteins le stade « Caillé », l’excès d’eau est retiré et je change de récipient, mes huiles sont alors transférées dans une plus grande marmite, à feu doux, sans couvert, ce qui permettra à l’eau restante de s’évaporer.

Et voilà ! Je suis prêt, mais bouillant, c’est le bon moment de me transférer dans une marmite pour que je me repose et de me placer dans un endroit frais.

Please follow and like us: